Les erreurs courantes à éviter lors de l’hivernage de votre piscine

Les erreurs courantes à éviter lors de l'hivernage de votre piscine

Pourquoi l’hivernage de piscine est une étape cruciale

Quand les températures chutent et que la saison de baignade se termine, l’hivernage de votre piscine devient une étape incontournable. Cela permet de préserver la structure, la qualité de l’eau et les équipements du bassin pendant les mois froids. Un hivernage bien réalisé garantit une remise en route plus facile au printemps et évite des frais d’entretien supplémentaires. Pourtant, de nombreux propriétaires commettent des erreurs qui peuvent nuire à la longévité de la piscine.

Dans cet article, nous allons détailler les erreurs courantes à éviter lors de l’hivernage d’une piscine, afin de vous guider pas à pas dans cette opération délicate.

Hivernage actif ou hivernage passif : faire le bon choix

Avant toute chose, il est essentiel de choisir le bon type d’hivernage en fonction des caractéristiques de votre piscine, du climat de votre région et de vos équipements.

  • Hivernage passif : aussi appelé hivernage complet, il consiste à arrêter totalement le système de filtration et à vidanger les canalisations. C’est la méthode recommandée dans les régions où les températures descendent fréquemment en dessous de 0°C.
  • Hivernage actif : partiel, il consiste à faire tourner la filtration au minimum (généralement quelques heures par jour) pour éviter le gel de l’eau dans les canalisations. Idéal dans les zones à climat tempéré.

Choisir le mauvais mode d’hivernage peut être une erreur coûteuse. Un hivernage passif dans une région au climat doux peut engendrer une détérioration rapide de l’eau, tandis qu’un hivernage actif en zone froide peut faire geler les tuyaux.

Ne pas équilibrer l’eau avant l’hivernage

Beaucoup de propriétaires négligent l’équilibrage de l’eau avant de procéder à l’hivernage. Pourtant, une eau bien équilibrée limite la formation de calcaire, la corrosion des éléments, la prolifération des algues et l’apparition de dépôts organiques sur le liner ou les parois.

Il est impératif de contrôler les paramètres suivants :

  • Le pH : idéalement entre 7,2 et 7,6
  • Le TAC (Titre Alcalimétrique Complet) : entre 80 et 120 mg/L
  • Le TH (Titre Hydrotimétrique, ou dureté) : entre 150 et 250 mg/L
  • Le taux de désinfectant : adapté au type de traitement utilisé (chlore, brome, oxygène actif…)

Une analyse de l’eau avec des bandelettes ou une trousse d’analyse est recommandée avant toute opération d’hivernage.

Oublier le traitement choc

Il ne suffit pas d’équilibrer l’eau. Avant de fermer votre bassin pour plusieurs mois, il est indispensable d’effectuer un traitement choc. Que vous utilisiez du chlore ou du brome, ce traitement éliminera efficacement les bactéries, micro-organismes et résidus organiques présents dans l’eau.

Cette étape est souvent négligée par les propriétaires de piscine qui pensent qu’un hivernant suffit. En réalité, le traitement choc prépare l’eau à recevoir le produit d’hivernage. Sans cela, votre eau tournera rapidement malgré l’ajout d’un produit préventif.

Mal utiliser le produit d’hivernage

Le produit d’hivernage, souvent à base d’anti-algues longue durée et d’anti-calcaire, permet de stabiliser l’eau tout au long de l’hiver. Mais son efficacité dépend d’une application correcte.

  • Ne jamais ajouter un produit d’hivernage sans avoir préalablement réalisé un traitement choc
  • Respecter scrupuleusement les dosages recommandés par le fabricant selon le volume d’eau
  • Répartir le produit uniformément dans le bassin, idéalement avec la filtration en marche pendant plusieurs heures

Une mauvaise utilisation entraîne une inefficacité du produit et l’apparition de dépôts ou de micro-organismes dans le bassin.

Ne pas baisser le niveau de l’eau ou mal le faire

Réduire le niveau de l’eau est indispensable dans le cas d’un hivernage passif, afin d’éviter le gel et la casse des skimmers, buses de refoulement et autres équipements encastrés.

Il suffit de baisser l’eau sous les buses et les skimmers, sans pour autant vider entièrement le bassin. Il faut ensuite placer des bouchons d’hivernage dans les équipements (skimmers, buses, prises balai) pour prévenir la pénétration de l’eau et le gel à l’intérieur du circuit.

L’erreur fréquente est de trop vider la piscine, ce qui expose le liner à des déformations ou à une détérioration par les intempéries. De la même manière, un niveau d’eau inadapté peut faire céder les structures des piscines coques ou bois, en particulier lors d’hivers pluvieux.

Négliger la protection contre le gel

Le gel constitue l’un des principaux ennemis de la piscine pendant l’hiver. Il peut endommager les canalisations, faire éclater les tuyaux ou les filtres, et fissurer le revêtement.

Pour éviter cela, il est essentiel d’installer :

  • Des gizzmos dans les skimmers : ces accessoires absorbent la pression de la glace qui pourrait se former
  • Des flotteurs d’hivernage : à disposer en diagonale sur le plan d’eau pour casser la formation de glace en surface
  • Des bouchons d’hivernage : indispensables pour isoler les tuyauteries

Ce sont des accessoires peu coûteux mais qui évitent des dégâts majeurs nécessitant des réparations onéreuses au printemps.

Omettre de nettoyer soigneusement le bassin

Avant de fermer la piscine, un nettoyage complet est indispensable. Cela comprend le brossage des parois, l’aspiration des débris au fond du bassin et le nettoyage du filtre. Une piscine propre au moment de l’hivernage garantit une eau plus claire à la remise en route.

De nombreux propriétaires ferment leur piscine avec des traces d’algues ou des feuilles, pensant que la couverture suffira. Mais ces éléments organiques favorisent la prolifération bactérienne et les mauvaises odeurs une fois enfermés sous la bâche.

Mal choisir ou mal poser la bâche d’hivernage

La couverture d’hivernage joue un rôle central : elle protège l’eau des déchets extérieurs, limite la photosynthèse (donc la croissance des algues) et réduit les pertes d’eau par évaporation.

Voici quelques conseils pour une installation efficace :

  • Utiliser une bâche adaptée à la taille et à la forme de votre piscine
  • Choisir une bâche opaque pour bloquer la lumière
  • Fixer solidement la couverture avec des tendeurs ou des pitons adaptés
  • Contrôler régulièrement que la bâche reste bien tendue et ne retient pas d’eau de pluie en excès

Une bâche mal posée laisse entrer des débris, favorise l’eau stagnante et peut même s’arracher en cas de vent fort.

Ne pas surveiller la piscine pendant l’hiver

Hiverner sa piscine ne signifie pas l’oublier pendant plusieurs mois. Il est recommandé de vérifier régulièrement :

  • Le niveau d’eau
  • La tension de la bâche
  • L’état des dispositifs antigel
  • La propreté des abords pour éviter que des branches ou déchets ne tombent dans le bassin

Une simple inspection mensuelle permet souvent d’éviter de mauvaises surprises à la sortie de l’hiver.

En évitant ces erreurs d’hivernage, vous assurerez non seulement la longévité de votre piscine, mais également un redémarrage beaucoup plus simple au printemps. Une piscine bien hivernée est une piscine plus saine, plus économique à entretenir et plus agréable à utiliser saison après saison.